Une hérissonne bien sensible

Public

Cycle I (à partir de 3 ans)

Thèmes

instinct, gourmandise, rencontre, influence

Résumé

Lorsque Hérissonne fait la découverte de la plus belle et la plus juteuse des mûres, tout le monde semble savoir mieux qu'elle ce qu'il faut en faire... Et on peut faire bien des choses avec une mûre pareille. Hérissonne se laissera-t-elle influencer ou saura-t-elle suivre son instinct ? 

Auteur
.rice

Ulrika Kestere a passé son enfance et son adolescence entre la Lettonie, la Suède et la Norvège. Designer, auteur de scénarios et photographe, le dessin a toujours eu une grande place dans sa vie. Les Voisins sauvages est son premier album paru en 2017 et sa source d’inspiration a été son chaton semblable à un petit crabe sauvage et fou avec beaucoup d’énergie ! Elle apprécie particulièrement la façon dont les animaux peuvent évoluer dans le monde des enfants… Nous avons publié son deuxième album en 2019, Un pull pour Otto, puis le troisième en 2021: Une hérissonne bien sensible.

Illustrateur
.rice

Screen Shot 2022-03-01 at 13.47.58.png

Avant la
lecture

Laisser les enfants observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Puis les laisser observer, décrire l’illustration et émettre des suppositions : quel personnage apparaît et que fait-il ? (On voit la hérissonne dont il est question dans le titre. On ne voit en fait que sa tête, le haut de son corps : elle semble se tenir sur ses pattes arrière, les pattes avant tendues vers le ciel.) Qu’est-ce qui semble attirer la convoitise de notre hérissonne ? À quoi le voit-on ? (Une mûre géante suspendue juste au-dessus d’elle ! La hérissonne la regarde en souriant, avec les yeux grands ouverts.) Après lecture de la quatrième de couverture, peut-on deviner quel problème va se poser pour l’animal ? (Ce qu’elle va faire de sa précieuse trouvaille !)

Si dans ce troisième album Ulrika Kestere met une nouvelle fois la nature et la forêt à l’honneur avec poésie et douceur, les émotions sont également représentées et très clairement identifiables grâce aux différents animaux et à leurs expressions subtilement travaillées. Ce personnage de petite hérissonne permet aussi de faire passer aux lecteurs plusieurs messages : d’une part, qu’il est important de se faire confiance et de suivre ses idées et d’autre part, qu’il ne faut pas se fier aux apparences car l’on peut sembler influençable et se révéler d’une détermination à toute épreuve. Les dialogues et l’humour présents dans le texte rendent l’histoire vivante et ludique, adaptée à la lecture à voix haute.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt
des enfants)

- Dans ce livre, Ulrika Kestere met en avant de nombreux animaux, certains jouent un rôle et d’autres sont seulement observateurs, au second plan. Les enfants peuvent-ils les lister et donner le nom du cri émis par chacun ? (C’est l’occasion de voir s’ils ont été attentifs à l’histoire, car certains verbes comme « croasser » et « hululer » sont présents dans le texte.)

- On pourra éventuellement leur faire écouter ces différents cris et les laisser deviner par qui ils sont émis.

- Puisqu’il est question d’une hérissonne mangeuse de mûre, on peut également parler du régime alimentaire de chaque animal. Parmi ceux présents dans le livre, un de leur choix pourra être représenté à côté de son aliment favori.

- Les enfants ont-ils remarqué que certains mots du texte sont écrits en majuscules ? Peuvent-ils les repérer ? Pourquoi l’auteure a-t-elle choisi de les écrire de cette manière ?

- On peut leur proposer de fabriquer un hérisson avec des feuilles : https://www.pinterest.fr/pin/54676582956585644/

https://www.pinterest.fr/pin/54676582956411883/

- Ou des hérissons qui se mangent : https://www.mesnathisseries.com/herissons-en-vadrouille/

< Retour aux livres

Compréhension du texte

Où retrouve-t-on la hérissonne sur la première illustration ?
Loin de chez elle, sous une ronce, en train de contempler la plus grosse mûre du monde.

Quelle taille fait ce fruit ?

On apprend qu’il est aussi gros qu’une pomme.

La hérissonne vient-elle souvent dans cet endroit ? Dans quel but ?

Chaque jour. Elle vient observer le fruit car elle tient à le manger lorsqu’il sera parfait : ni trop ferme, ni trop mou.

Quand la mûre parvient-elle enfin à maturité ?

Par « un beau jeudi d’été ».

Que fait alors la hérissonne ?

Elle grimpe le long de la ronce pour la goûter.

Mais qui débarque à ce moment-là ?
Le corbeau arrive en criant pour lui demander ce qu’elle fait.

Comment est décrite la mûre ?

Elle étincelle au soleil comme une pierre précieuse. Et son parfum sucré est étourdissant.

Pourquoi la hérissonne se sent-elle stupide ?

À cause d’une question du corbeau à laquelle elle ne sait pas répondre.

Que lui demande-t-il ?

Ce qu’on fait lorsqu’on trouve une chose aussi exceptionnelle que cette grosse mûre.

Que ferait le corbeau à sa place et pourquoi ?

Il prendrait la mûre en photo pour se vanter auprès de ses amis de l’avoir trouvée.

Mais quel est le problème ? Quelle solution propose le corbeau ?

La hérissonne a laissé son appareil chez elle. Le corbeau lui suggère donc de ramener le fruit chez elle.

Comment réagit la hérissonne ? Que ressent-elle ?

Elle s’exécute mais se sent confuse car le corbeau lui a crié dessus.

Ramener la mûre est-il de tout repos pour le petit animal ?

Non, en plus, la brouette prêtée par le corbeau est lourde, branlante, sans parler de l’état du sentier.

Qui interpelle bientôt notre hérissonne ?

Un renard qui l’observait en silence du haut de la colline !

Que lui dit-il ?

Il lui reproche de trop secouer la mûre ! Il pense qu’elle va en faire de la confiture en la transportant ainsi.

Comment faut-il transporter une mûre selon lui ?

Avec douceur, car c’est un fruit fragile.

Quelle est l’attitude du renard lorsqu’il lui dit tout cela ?

Il a l’air très énervé, on le voit à son regard mécontent en gros plan.

Tient-elle compte de la remarque du renard ?

Oui, elle décide de transporter la mûre sur sa tête.

Cela lui facilite-t-il la tâche ?

Non, au contraire, c’est encore plus lourd et le fruit lui cache la vue.

Qui la surprend bientôt, perché au sommet d’un champignon ?

Un hibou qui l’interpelle.

Que lui dit-il ?

Il lui fait comprendre que porter la mûre de cette façon est une mauvaise idée.

Pourquoi ? Et que réplique-t-il quand elle lui explique qu’elle veut préserver le fruit ?

C’est mauvais pour son dos. Il déclare que de toute façon, les mûres sont destinées à préparer du sirop.

Quel argument donne-t-il en faveur du sirop ?

Cela permet d’en avoir pour toute l’année et ainsi d’être prévoyant.

Pourquoi le hibou saurait-il soi-disant mieux ce qu’il faut faire ?

Parce qu’il est vieux.

Dans quel état d’esprit se trouve la hérissonne ? Écoute-t-elle le sermon du hibou ?

Elle est perdue et ne sait plus quoi faire de toutes ces recommandations. Cependant, elle écoute le hibou, pose la mûre par terre pour la faire rouler.

Quelle observatrice vient bientôt l’interpeller ?

Une belette perchée sur une fleur.

Quel mot nous permet de deviner qu’elle trouve le fait de rouler la mûre par terre sale ?

« Berk ».

Selon la belette, comment la hérissonne devrait-elle utiliser un si beau fruit ?

En décoration, au milieu d’un gâteau à la crème.

Que suppose d’ailleurs la belette ?

Que la hérissonne s’apprête à faire un gâteau et à donner une fête ! Elle lui demande même si elle est invitée.

Quelle est l’expression de la belette ?

Elle a l’air contrariée, fronce les yeux et fait de grands gestes avec ses pattes avant.

Quel effet cela produit-il sur la hérissonne ?

Elle est effrayée et passe son chemin.

Où arrive-t-elle bientôt ?

Au bord d’un ruisseau où est attaché son bateau.

Alors qu’elle est montée à bord avec la mûre et traverse le ruisseau, qui nage à sa rencontre ?

Un canard.

La hérissonne est-elle heureuse de le rencontrer ? Pourquoi ?

Non ! Elle se demande ce qu’il va bien pouvoir lui reprocher, comme tous les autres animaux.

Que lui dit finalement le canard en s’approchant ?

Il la salue.

Que fait alors la hérissonne ?

Elle s’arrête de ramer et le regarde. Peut-être s’attend-elle à une remarque désagréable… qui ne vient pas.

Que demande-t-elle au canard ?

Ce qu’il pense de la mûre.

Comment la décrit-il ?

Il la trouve belle et scintillante, comme un poisson.

Que propose alors notre hérissonne ?

Elle lui propose de partager cette mûre qu’elle s’apprête à manger.

Et que voit-on sur la dernière illustration ?

Nos deux nouveaux amis qui dévorent la mûre ensemble.

Et comment se révèle le fruit ?

Exactement comme la hérissonne l’avait imaginé : idéale, ni trop ferme ni trop molle.

Qu’est-ce que cela nous indique ?

Que même si les avis des autres animaux l’ont parfois fait douter, la hérissonne a bien fait d’écouter son instinct et de se faire confiance : elle avait raison et sait mieux que quiconque ce qui lui convient.