Compréhension du texte

Riquet

Public

Cycle II (à partir de 7 ans)

Thèmes

Conte, fée, apparence, complexe, amour

Résumé

Il était une fois un jeune prince très intelligent mais désespérément laid et une princesse aussi belle que sotte. Complémentaires, ces deux-là semblent faits l’un pour l’autre. Mais, comment aller au-delà des apparences et voir ce qu’il y a de si précieux dans l’autre ? La magie s’en mêle, les préjugés s’envolent et l’amour triomphe…

L’auteure/
illustratrice

Née en 1967, Elsa Oriol a travaillé plusieurs années dans le graphisme et l’architecture d’intérieur avant de se consacrer définitivement à la peinture et à l’illustration. Elle aime passer d’un univers à l’autre en plaçant l’émotion au cœur de son travail. Elle a publié de nombreux ouvrages aux éditions Kaléidoscope et aux éditions Utopique.

Avant la
lecture

Laisser les élèves observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Qui peuvent être les deux personnages sur l’illustration de couverture ? De quoi ont-ils l’air ? (On peut distinguer le nez et le profil caractéristiques de Riquet, qui s’oppose au physique plus harmonieux de la princesse.) Quelle est leur attitude ? (Ils sont sur le point de s’embrasser, les yeux fermés, le moment semble intense. On peut en déduire qu’ils sont amoureux.)

En s’inspirant du célèbre conte de Charles Perrault Riquet à la Houppe, Elsa Oriol, auteure-illustratrice et spécialiste du genre, nous narre une histoire d’amour aussi belle que complexe. La relation entre cette magnifique et sotte princesse et ce jeune homme plein d’esprit au physique ingrat semble a priori impossible… Mais, grâce à une bonne fée qui s’est penchée sur le berceau de nos deux jeunes gens à leur naissance, ainsi qu’à leur capacité à percevoir la beauté intérieure de l’autre, ils parviendront à tomber amoureux, puis à se marier.

Cette histoire, peu connue des enfants, leur fait comprendre quels bonheurs et bienfaits peuvent découler de l’absence de préjugés ainsi que d’une certaine ouverture d’esprit. La question de la confiance en soi est également au cœur de l’histoire : c’est aussi grâce à sa persévérance, à sa grandeur d’âme et en dépit de son physique disgracieux que Riquet a conquis sa belle. Les peintures délicates à l’huile d’Elsa Oriol confèrent à l’ensemble un côté mystérieux et renforcent la magie qui émane du texte.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- Les enfants connaissent certainement d’autres contes de Perrault, peuvent-ils les citer ? On peut faire une rapide présentation de ceux qu’ils ne connaissent pas et éventuellement dresser des parallèles au niveau des thèmes (amour, magie, etc.) et/ou des personnages.

- Si la fée s’était penchée sur leur berceau à la naissance, quel don auraient aimé recevoir les enfants ? À la manière d’Elsa Oriol (peinture), peuvent-ils représenter ce don ?

- On peut demander à chaque élève de dresser une liste de caractéristiques physiques (nez retroussé, taches de rousseur, cheveux longs, etc.) puis d’échanger leurs listes. Chaque élève devra imaginer un personnage à partir de la liste rédigée par son ou sa camarade et peindre son portrait.

- À la manière de l’illustration de couverture et de la page de faux titre, on peut proposer aux enfants une activité sur le portrait de profil. Tout d’abord, on peut leur montrer différents exemples pour les familiariser avec ce type de représentation (tableaux, photos, etc.). Puis, en se mettant par deux, ils peuvent à tour de rôle peindre ou dessiner un portrait de profil de leur camarade.

- Cette histoire est l’occasion de travailler sur les adjectifs qualificatifs car le texte en regorge (on peut d’ailleurs demander aux élèves de les relever). Les enfants peuvent-ils établir une liste d’adjectifs qui les décrivent le mieux (autant au niveau du physique que de la personnalité) ?

Mots/
expressions qui peuvent poser problème 

« difforme », « houppe », « prédictions », « émaner », « modérer », « désarroi », « disgracieuse », « cadette », « aînée », « affront », « délicatesse », « révérence », « enchantement », « mélancolie », « romantisme », « gaffe », « érudite », « attrayante », « courtiser », « trouver grâce », « soucieux », « marmiton », « flâner », « festin », « écervelée », « noces », « persévérance », « brio ».

Qui est Riquet ? Quel est son surnom et d’où lui vient-il ?

Il s’agit d’un prince. Il est surnommé Riquet à la houppe en raison de ses cheveux.

Comment est-il décrit le jour de sa naissance ?

(« Laid et difforme » en plus de sa petite houppe.

Comment réagit sa maman ?

Elle est triste de ce constat.

Qui vient la rassurer et comment ?

Une fée vient consoler la reine, en lui disant que son fils aura beaucoup d’esprit, d’intelligence et de cœur, et qu’il pourra même transmettre cet esprit à celle qu’il aimera.

Comment évolue Riquet ?

Il est tel que la fée l’a prédit, charmant par ses belles paroles et ses pensées.

Que se passe-t-il quelques années plus tard, dans un autre royaume ?

Une reine met au monde une magnifique petite fille.

Qui intervient à nouveau au moment de la naissance et pourquoi ?

La fée qui était présente quand Riquet est né vient mettre en garde la reine : sa fille sera aussi stupide que belle.

Pourquoi la reine est-elle à nouveau triste par la suite ?

Elle met au monde une deuxième fille très laide, mais qui sera très intelligente selon la bonne fée.

Que souhaiterait la reine ?

Elle voudrait donner un peu de cet esprit à sa fille aînée si sotte.

Puisque c’est impossible, que lui propose la fée en échange ?

Elle accorde à la belle princesse le pouvoir de rendre beau celui qu’elle aimera.

Que se passe-t-il lorsque les deux sœurs grandissent ?

Tous remarquent la beauté de l’une mais se tournent finalement vers l’autre pour sa conversation pleine d’esprit. La belle princesse se retrouve donc souvent mise à l’écart.

Alors qu’elle s’est isolée pour pleurer dans un bois, comment l’aborde Riquet ?

« Avec beaucoup de délicatesse et de respect. »

De quoi s’étonne-t-il ?

De sa tristesse, il ne comprend pas qu’avec un tel physique, on puisse être aussi triste.

Comment réagit la princesse ?

Elle semble agacée et lui explique qu’elle préférerait être « une mocheté » comme lui dotée d’esprit.

Malgré cette réponse peu aimable, comment se comporte Riquet ?

Il se montre rassurant et compréhensif avec la princesse : « Croire que l’on n’a pas d’esprit, c’est déjà en avoir. »

Que lui propose-t-il ensuite ?

De l’épouser : il lui explique qu’il l’aime et possède le pouvoir de lui accorder cet esprit qui lui fait défaut. Elle aura un an pour se décider.

Que décide la princesse ?

Elle accepte la proposition de Riquet.

Que se passe-t-il ensuite ?

La princesse commence à se sentir différente. Elle tient désormais des conversations fines et intéressantes avec le prince.

Comment réagit la Cour ?

Elle se réjouit de ce changement et la belle princesse remplace bientôt sa cadette, qui se retrouve à son tour isolée.

Qu’entraîne ce changement ?

De nombreux prétendants se pressent auprès de la princesse dans l’espoir de l’épouser, mais ils ne l’intéressent pas… sauf un, riche beau et brillant.

Le roi souhaite que sa fille épouse ce prince mais est-elle d’accord ?

Elle lui demande du temps pour réfléchir et retourne dans le bois où elle a rencontré Riquet.

Que découvre-t-elle en marchant ?

Elle entend les bruits d’une foule qui s’active sous ses pieds, puis le sol s’ouvre et elle aperçoit une grande cuisine dans laquelle un festin se prépare.

Que lui apprend l’un des marmitons sur l’événement à venir ?

Il s’agit des noces du prince Riquet.

Pourquoi la princesse a-t-elle oublié qu’elle avait accepté d’épouser Riquet ?

Elle était encore écervelée un an auparavant !

Quelle est sa réaction quand ce dernier apparaît ?

Elle lui avoue qu’elle ne se sent pas prête à se marier, qu’elle n’avait pas mesuré l’importance de cet engagement car elle était encore sotte quand elle a accepté.

Quel est le sentiment de Riquet ?

Il est attristé par cette nouvelle car de cette décision « dépend tout le bonheur de [s]a vie ». Il essaie de susciter l’empathie de la princesse en lui rappelant qu’elle a par le passé été dans une situation semblable, même s’il s’agissait d’intelligence et non de beauté. Tout le monde a droit au bonheur, peu importe l’esprit ou l’apparence.

Que demande enfin Riquet à la princesse ? Que répond cette dernière ?

Si quelque chose lui déplaît chez lui, hormis son physique. Elle lui dit qu’elle aime tout le reste.

Quelle révélation lui fait alors notre héros ?

Il lui apprend que la fée lui a donné à la naissance le pouvoir de rendre beau celui qu’elle aimera.

Que se passe-t-il lorsque la princesse prononce ces mots : « De tout mon cœur, si ce don est en moi, qu’il illumine votre intelligence de toute la beauté que je pourrai vous donner » ?

Riquet devient le plus bel homme qu’elle ait jamais vu.

Que pensent certaines personnes de cette métamorphose ?

Qu’elle est due à l’amour qu’a su faire naître Riquet par sa persévérance et sa grandeur d’âme plus qu’à la magie.

Comment se finit l’histoire ?

Par le mariage de la princesse et de Riquet, avec la bénédiction du roi.

Qui danse jusqu’à l’aube lors des noces ?

La sœur cadette de la princesse, avec un invité charmant.