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Cycle I (à partir de 4 ans)

Thèmes

Enfance, famille, poésie, imaginaire, jeu sur l’échelle

Résumé

Maman, raconte-moi quand t’étais petite… » demande le petit Jules à sa maman. Oui, avant d’être une mère, Capucine a été une petite fille. Une toute petite fille même, qu’on surnommait « Puce ». Pour le plus grand plaisir de son fils, Capucine se plonge dans son enfance et en sublime chaque petit moment… Imaginez un peu, elle vivait dans sa maison de poupée, dormait dans une moufle et sa meilleure amie n’était autre qu’une coccinelle !

Quand j'étais petite...

Avant la
lecture

Laisser les élèves observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur) et la quatrième de couverture.

Qui peut être le personnage ?

Si la couverture donne peu d’informations, la quatrième de couverture peut permettre aux enfants de deviner qu’il s’agit de la maman de Jules lorsqu’elle était elle-même enfant. Elle y apparaît également coiffée d’une pâquerette, premier indice du jeu sur l’échelle, thème majeur de l’album.

De manière à satisfaire la curiosité de son fils, et peut-être renforcer les liens qui les unissent, la maman de Jules se plonge dans ses souvenirs pour lui raconter son enfance de manière originale et poétique. Le jeu sur l’échelle et la taille va venir stimuler l’imaginaire des lecteurs et les amuser. Sauront-ils déceler les clins d’œil à d’autres récits et personnages connus de la littérature jeunesse, ou encore établir des parallèles ?

Compréhension du texte

Pourquoi Jules demande-t-il à sa mère de lui raconter son enfance ?

« Jules aurait aimé connaître ses parents quand ils étaient petits. » Les enfants ont souvent du mal à imaginer que leurs parents ont un jour eu leur âge. Cette question semble parfois les fasciner ou au moins présenter un certain attrait.

Comment s’appelle la maman de Jules ? Pourquoi était-elle surnommée « Puce » quand elle était petite ?

Capucine était surnommée ainsi en raison de sa taille, « même ce prénom était trop grand pour [elle] » : il s’agit à la fois d’un diminutif et d’une référence à un animal minuscule. Sur l’illustration en regard, les vêtements rouges du personnage sont nécessaires pour qu’on le distingue parmi les autres élèves de la classe.

Que partage-t-elle avec sa poupée ?

Ses chaussures

Où se baigne-t-elle ?

Dans l’abreuvoir des oiseaux.

Avec quoi jouait-elle ?

Avec un fil de laine en guise de corde à sauter.

De quoi faisait-elle un festin ?

D’une framboise

Sur l’illustration, de quoi se compose la table ?

D’un bouton, d’une bobine de fil et d’une ombrelle à cocktail.

Où dormait-elle ?

Dans une moufle

Que lui est-il arrivé avec la chatte ?

Elle l’a prise pour un de ses petits.

De quoi se faisait-elle un chapeau ?

Une pâquerette

Qui était sa meilleure amie ?

Une coccinelle ; elles sont installées sur la feuille d’une fleur.

Que lui avait fabriqué son père ?

Une maison de poupée dans laquelle elle pouvait vivre.

Quels détails donne-t-elle à propos de cette maison ?

Elle évoque les trois lits : « trop dur », « trop mou », « parfait ». Il s’agit ici d’un clin d’œil à Boucle d’or et les Trois Ours, les enfants connaissent-ils ce conte ?

Dans quels matériaux sont fabriqués les lits ?

Avec des crayons et des pinces à linge.

Qu’attendait la maman de Jules quand elle était petite ? Et pourquoi ?

Elle avait hâte de grandir, pour avoir un petit garçon « rien qu’à [elle] ».

Que suppose Jules quand elle lui fait cette déclaration ?

Il suppose qu’elle voulait un enfant pour lui raconter des histoires.

Quelle est la réponse de sa maman ?

En effet, Capucine confirme cette idée. Elle ajoute qu’elle souhaitait lui raconter des histoires dans lesquelles ils seraient « petits tous les deux ». En évoquant ce point commun, la mère se rapproche de son enfant. La petite taille, au cœur de cet ouvrage, est encore une fois mise en avant grâce aux animaux de compagnie qui accompagnent les personnages : une fourmi [en laisse !] et une coccinelle.

Qu’observe-t-on sur la dernière page ?

La complicité mère-fils est illustrée ; le fils guide sa mère – en équilibre sur des bobines – qui tente de redresser le panneau « fin ».

Sur chaque page de texte, un élément varie : l’ont-ils remarqué ?

Il s’agit du « Q » initial, dont la calligraphie et la couleur changent.

L'auteure

Sara O’Leary est canadienne. Auteure de plusieurs pièces de théâtre et romans pour adultes, elle écrit aussi pour la jeunesse et est journaliste littéraire. Elle enseigne l’écriture de scénarios à l’Université Concordia de Montréal et donne aussi des cours sur « Écrire pour les enfants ».

L'illustratrice

Julie Morstad est canadienne également. Connue pour son travail fantaisiste teinté de surréalisme, elle a reçu de nombreux prix dont le Elizabeth Mrazik-Cleaver Picture Book Award, le Marilyn Baillie Picture Book Award et le premier prix au Alcuin Society Awards for Excellence in Book Design. Elle vit à Vancouver.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- On peut demander aux enfants de retrouver dans le livre les illustrations qui figurent sur les pages de garde (boutons, coccinelle, fleur, etc.).

- Que leur évoque l’adjectif « petit·e » ? En s’inspirant des illustrations de l’album et de la page de garde, ils peuvent dessiner (en petit) tous les objets et/ou animaux à qui peut s’appliquer ce qualificatif.

- Pourquoi ne pas créer un poème ou une chanson sur le modèle de l’anaphore utilisée dans l’ouvrage ? (« Quand j’étais petite… » apparaît à onze reprises.)

- On peut imaginer un travail autour du mot « puce » : connaissent-ils des expressions qui l’emploient ou les différents sens qu’il peut avoir ? « Avoir la puce à l’oreille », « saut de puce », « marché aux puces », « Kangourou, puce géante » (citation de Jules Renard)… Les expliquer et, pourquoi pas, les illustrer par un dessin.

- La littérature jeunesse regorge de personnages petits et emblématiques. Les enfants en auront certainement à l’esprit. On pourra citer le Petit Poucet de Perrault, les Schtroumpfs de Peyo, la fée Clochette (personnage créé par J. M. Barrie et fidèle amie de Peter Pan), Nils Holgersson de Selma Lagerlöf, Poucette (personnage d’Andersen), Tom Pouce (héros du folklore britannique), ou encore Petit Pois – héros éponyme d’un album de D. Cali et S. Mourrain paru chez Actes Sud en 2017. Cela peut être l’occasion de faire découvrir aux enfants les œuvres qu’ils ne connaissent pas, par le biais d’un album illustré ou d’un dessin animé ?