Compréhension du texte

Capricieuse

Public

Cycle I (à partir de 4 ans)

Thèmes

Nature, minuscule, animaux, caprice

Résumé

Capricieuse, une petite fille plutôt mal élevée, se retrouve parachutée dans le monde des animaux et autres insectes de la forêt. Enfant autoritaire et impatiente, elle va devoir ralentir la cadence à cause d’une blessure au pied et se déplacer à dos de tortue. Ce rythme modéré va l’amener à observer davantage tout ce qui l’entoure… c’est le début de bien des aventures !

L’auteure

Née en 1957 à Casablanca, Béatrice Fontanel a été journaliste chez Bayard presse avant de devenir auteure, poète et iconographe. Elle a écrit une centaine d’ouvrages pour les adultes et les enfants. La vie quotidienne, la nature, l’histoire et les beaux-arts sont ses terrains privilégiés, de grands domaines qu’elle arpente en liberté depuis plus de vingt ans.

L’illustratrice

Née en 1981 à Bordeaux, Lucile Placin découvre l’illustration jeunesse en intégrant la prestigieuse école Émile Cohl à Lyon après son bac Littéraire option Arts plastiques. Une fois son diplôme obtenu, elle commence à travailler en free-lance pour différents éditeurs jeunesse (Milan, Casterman, Didier jeunesse, Gallimard jeunesse, L’Élan vert, Rue du monde) dans son atelier de Biarritz.

Avant la
lecture

- Laisser les élèves observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur).

- Puis, les laisser émettre des suppositions : qui est la petite fille sur la couverture ? Que fait-elle ? Que nous indique son expression ? (Il s’agit de notre héroïne, Capricieuse. Elle arbore une moue boudeuse et croise les bras : l’attitude typique d’une personne exaspérée ou d’un enfant capricieux.) Les enfants peuvent-ils décrire les animaux/éléments qui l’entourent ? (Capricieuse est entourée de nombreux animaux dont l’attitude semble bienveillante : deux oiseaux colorés, une chouette, une chenille, un papillon, une coccinelle. On observe également de nombreux végétaux qui laissent penser que l’histoire va se dérouler dans une forêt, ou au moins en pleine nature.) Les enfants ont-ils des remarques à faire sur l’échelle ? (La fillette semble minuscule au milieu de tous ces animaux, même la chenille et la coccinelle sont immenses !)

- Ce texte riche et original constitue un véritable éloge de la lenteur, qui va à l’encontre des injonctions sociales habituelles. Le personnage de Capricieuse, au caractère bien trempé, amusera les enfants autant qu’il les fera s’interroger sur les bienfaits que peut apporter le fait de savoir prendre son temps. Les illustrations très travaillées (gouache, crayons couleur, collage, numérique), aux couleurs éclatantes, s’apparentent à un hommage à la forêt et à la nature en général. Cette dernière, par le biais de ses habitants, va permettre à Capricieuse de tirer certains enseignements de son expérience, devenant ainsi un personnage à part entière.

Mots/

expressions qui peuvent poser problème 

« miroitant », « bucolique », « se tenir coi », « assourdissant », « vacarme », « scintiller », « bouleau », « impavide », « enjôleuse », « reptile », « se lamenter », « chevaucher », « s’extasier », « zoulou », « dodeliner », « douillet », « courroucé », « huppe », « dare-dare », « coléoptère », « serres », « choir », « gazouiller », « se hâter », « lisière », « cicindèles », « scabieuse », « sacrebleu », « se faire un sang d’encre ».

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- Les illustrations très riches et colorées de Lucile Placin constituent un véritable hommage à la flore et à la faune : les enfants peuvent-ils relever et identifier tous les animaux/fleurs qui apparaissent au fil du récit ?

- On peut se procurer des photos/dessins de l’habitat de chacun des animaux et demander aux enfants de retrouver qui vit où. Cela peut être l’occasion de parler de leurs caractéristiques, de leurs différences et des différentes familles auxquelles ils appartiennent.

- Les enfants peuvent choisir leur animal préféré dans cette histoire et essayer de reproduire sa tête, avec la technique de leur choix, pour se confectionner un masque.

- Les enfants connaissent-ils d’autres histoires qui se déroulent dans les bois ? Cela peut être l’occasion de dresser un parallèle avec plusieurs contes classiques. De la même façon, il peut être intéressant d’évoquer le personnage de l’ogre qui apparaît à la fin du livre.

- On peut proposer aux enfants de réaliser des origamis basiques d’animaux ou un joli bouquet de fleurs colorées en papier, comme celui que tient Capricieuse sur l’avant-dernière double-page.

- Une sculpture de la tortue est aussi envisageable en pâte à modeler, argile ou pâte à sel. Il est aussi possible de peindre la tortue et de planter ensuite une petite Capricieuse (dessinée sur du papier rigide ou du carton) dessus à l’aide d’un cure-dents ou d’un petit bâton.

Où se déroule l’histoire ?

« Au cœur d’une forêt »

Qui vient briser le calme de la forêt un beau matin ? Pourquoi ?

Il s’agit de Capricieuse, l’héroïne de cette histoire, la petite fille que l’on voit sur la couverture. Elle hurle car elle s’est visiblement blessé le pied en tombant d’un caillou.

Comment est-elle décrite ?

Elle est minuscule, « pas plus grande qu’une libellule ».

Que reproche-t-elle à la forêt ?

D’être en désordre et de ne pouvoir y circuler.

Comment réagit-elle ensuite ?

Elle se met à pleurnicher, puis à crier lorsqu’elle se relève : on peut imaginer que son pied la fait souffrir ou qu’elle fait un caprice, ou les deux.

Qui ce vacarme attire-t-il ?

Une tortue intriguée.

De quelle façon lui parle Capricieuse ? Que lui demande-t-elle ?

Elle lui ordonne de s’approcher.

Que se permet de faire la fillette ensuite ?

Elle grimpe sur la carapace de la tortue pour s’y installer, sans même lui demander la permission, puis finit par se plaindre du manque de confort, comme si l’animal n’était qu’un fauteuil ou un simple meuble.

Qu’ordonne-t-elle à la tortue ensuite ?

De se diriger vers la rivière.

Quelle est l’expression de la tortue ?

Elle semble sereine et souriante, pas du tout gênée par ce comportement.

Que reproche Capricieuse à la tortue ?

De ne pas aller assez vite, et elle finit par s’endormir. À son réveil, elle se plaint du peu de chemin parcouru.

Comment réagit notre tortue ?

Elle demeure impassible et continue son chemin, tandis que Capricieuse boude.

De quoi se plaint ensuite la fillette et comment décide-t-elle d’y remédier ?

Elle s’ennuie et a maintenant mal aux fesses. Elle part en quête de mousse pour se fabriquer un coussin.

En y mettant cette fois les formes, que demande-t-elle à nouveau à l’animal ?

Si elle ne peut pas aller « un tout petit peu plus vite », tandis que notre tortue continue son chemin au même rythme.

Après s’être lamentée une énième fois, que reconnaît finalement Capricieuse ?

Elle convient que c’est amusant de chevaucher une tortue et commence à s’intéresser à son environnement.

Quelle est sa première remarque positive ?

Elle remarque de jolis insectes qu’elle compare à des boucliers zoulous.

Face à cette nature magnifique et au temps qui passe, que décide-t-elle de faire ?

Elle décide de se taire et d’écouter. On la voit d’ailleurs allongée sur le dos, sur la carapace de la tortue, dans une attitude contemplative et émerveillée.

Alors que le soir arrive, que fait Capricieuse ?

Elle a faim et décide de manger des fraises des bois. Puis elle demande à sa compagne de voyage si elle est fatiguée.

Quel personnage intervient ensuite ?

Le merle vient annoncer la tombée de la nuit.

Comment réagit la fillette ?

Elle prend peur et décide de se réfugier dans un nid pour y passer la nuit.

Que pense-t-elle de son refuge ?

En premier lieu, elle semble satisfaite et pense y avoir bien chaud, puis sa nature capricieuse reprend le dessus et elle se plaint de la mauvaise odeur ambiante.

Qu’en pense le propriétaire des lieux lorsqu’il regagne son logis ?

Il semble très mécontent, hérisse sa huppe et crie contre l’intruse.

Capricieuse est finalement contrainte de quitter le nid, mais où passe-t-elle la nuit ?

Elle atterrit sur la mousse, à côté de la tortue et demande à cette dernière si elle peut dormir près d’elle. Sur l’illustration, on la voit enlacer la fillette dans sa carapace de manière très protectrice.

Quel élément vient perturber le sommeil de notre héroïne ?

Une chouette vient l’attraper pour l’emporter dans les airs !

Comment réagit la fillette ?

Capricieuse est terrifiée et hurle de toutes ses forces !

De quelle manière répond la chouette ?
Elle est agacée par ses cris et la laisse tomber dans la rivière !

Capricieuse a eu la peur de sa vie, et c’est bien compréhensible ! Comment regagne-t-elle la rive ?

Elle s’agrippe à une sagittaire et saute sur les nénuphars.

Dans quel état se trouve alors la fillette ?

Sa robe est toute déchirée et elle a envie de pleurer.

Qu’est-ce qui parvient à l’apaiser ?

Le jour naissant, le chant des oiseaux ; l’observation de la nature.

Après ces mésaventures, qui rejoint Capricieuse ?

Son amie la tortue, qui a exceptionnellement l’air de se hâter !

Comment Capricieuse s’adresse-t-elle à elle cette fois ?

Avec gratitude, elle la remercie de ne pas l’avoir abandonnée. Sur l’illustration, les deux amies se regardent et se sourient, sous le regard des autres animaux. Capricieuse a repris position sur la carapace et elle porte une fleur en guise de chapeau ; peut-être est-ce une manière de montrer qu’elle se sent désormais proche de la forêt et de ses habitants ?

Où se rendent nos deux amies ?

Vers la lisière de la forêt.

Qu’y a-t-il au-delà ?

Un champ de blé, de coquelicots et de bleuets traversé par une route.

Que fait Capricieuse ?

Elle descend de la tortue, arrange sa robe et attend avec son amie.

Quel élément vient perturber leur attente ?

Une énorme voiture arrive à vive allure et s’arrête à la hauteur de la petite fille.

Quel personnage fait alors irruption ? Comment décrire son apparence ?

Le papa de la fillette sort de la voiture ! Il s’est beaucoup inquiété pour sa fille. Il vient la cueillir « comme une fleur » : ses mains sont énormes par rapport à la petite qui semble vraiment minuscule. On ne distingue que son très grand corps poilu. Il porte un costume mais pas de chaussures.

Que confesse Capricieuse ?

On apprend qu’elle s’est sauvée et d’ailleurs, elle le regrette. Elle ajoute qu’elle ignorait pouvoir se perdre dans la forêt mais que ce n’est pas « si dangereux que ça ». Cette expérience qui avait mal commencé se révèle finalement positive pour notre héroïne.

Que demande-t-elle ensuite à son père ?

S’il peut lui acheter une grosse tortue, mais l’on n’entend pas la réponse car la portière se ferme et la voiture démarre. Capricieuse est penchée par la vitre ouverte et salue son amie tortue qui mâche paisiblement une feuille, fidèle à elle-même.

Dans quelle direction va la voiture ?

Vers la ville dont on aperçoit les buildings au loin.

Qu’apprend-on sur l’identité du père ?

Il s’agit d’un ogre !