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Cycle I (à partir de 4 ans)

Thèmes

Humour, amitié, autonomie, malice, vol

Résumé

Un duo de brigands « affreux, sales et méchants » décide de kidnapper le jeune prince espérant obtenir une rançon du roi. Du fond du coffre dans lequel il est retenu prisonnier, le malicieux Victor va réussir à les convaincre que leur entreprise est vaine et ainsi semer la zizanie entre nos deux compères. Trop occupés à se chamailler, ils ne remarqueront pas que le prince s’est échappé pour regagner tranquillement le château, comme un grand, faisant la fierté de ses parents.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- Certains mots sont écrits dans une typographie ou une couleur différente : les enfants peuvent-ils les relever et essayer de deviner pourquoi ? « Victor », « attaquer », « silence ! », « ping ! », « et pang ! », « bagarre ! ». Il s’agit de souligner les mots ou action importants, mais aussi de rythmer le récit.

- On peut en profiter pour expliquer ce qu’est une onomatopée, si cela n’a pas été fait plus tôt, et pourquoi pas imaginer une activité sur ce thème : les enfants pourraient faire un ou plusieurs dessins et lui/leur associer une onomatopée (par exemple : dessiner un chat + « miaou ! », une voiture + « vroum ! », de la nourriture + « miam ! », une porte + « toc toc ! », etc.).

- Dans cet album, le trésor se révèle être le prince Victor mais, pour les enfants, quel est le trésor le plus précieux au monde ? À la manière de Magali Bardos, ils peuvent essayer de reproduire un dessin du coffre avec une paroi invisible et y insérer leur trésor, entouré des deux brigands.

- La forêt, les brigands, les animaux sont autant d’éléments qui peuvent évoquer le personnage de Robin des Bois, notamment dans le dessin animé de Disney. Les enfants le connaissent-ils ? Ou connaissent-ils cette légende ? Il serait intéressant de dresser des parallèles : la différence majeure étant que Robin était un brigand au grand cœur, qui œuvrait pour les pauvres.

Victor et les brigands

Compréhension du texte

Quels personnages apparaissent sur la première double-page ? Comment sont-ils décrits et que s’apprêtent-ils à faire ?
Il s’agit des deux brigands vus sur la couverture et évoqués dans le titre. On voit un petit et un grand, tous deux « affreux, sales et méchants ». Ils portent un coffre et s’apprêtent à établir leur campement dans la forêt, à l’abri des regards.

Que font ensuite les deux personnages ?

Ils s’arrêtent pour se reposer et posent le coffre qui a l’air lourd. Le sanglier semble essoufflé tandis que le putois boit.

Pourquoi s’assoient-ils sur leur larcin ? Qu’est-ce que cela indique ?

Au cas où l’un d’eux déciderait de mettre la main sur le trésor ! Leur expression vient d’ailleurs confirmer qu’ils ne se font pas confiance. Cela indique également qu’ils ne sont pas très malins, car il serait a priori impossible de s’enfuir seul en portant un tel poids !

Quel objet figure toujours sur les illustrations ?
La couronne est toujours là, au bout de la fourche.

Qu’apprend-on à la double-page suivante ?

On apprend que le coffre contient un trésor qui n’est pas de l’or. Le sanglier semble d’ailleurs y être très attaché et saisit la fourche et la couronne… mais le raton laveur ne pas voir cela d’un très bon œil.

Tandis que les deux affreux se disputent fourche et couronne, qui apparaît sur l’illustration suivante ? Quelle est son attitude ?

Victor ! La paroi du coffre laisse désormais voir son contenu. Il s’agit d’un lapin solidement ligoté à l’aide d’une corde… mais qui ne semble pas du tout inquiet ! Il semble plutôt se réjouir de la scène qui se déroule au-dessus de sa tête.

Que suggère Victor à ses deux ravisseurs ?

De le laisser sortir ! La paroi du coffre est à nouveau visible et on ne distingue plus que l’œil de Victor par le trou de la serrure.

Comment réagissent les brigands et comment l’appellent-ils ?

Ils ne sont évidemment pas d’accord et intiment à Victor de se taire, en l’appelant « le trésor ».

Pour quoi le sanglier semble-t-il particulièrement énervé ?

En plus de cette requête, son estomac crie famine.

Pourquoi n’a-t-il pas eu l’occasion de manger ?

Les brigands ont dû attaquer le carrosse royal pour capturer Victor sous le regard effrayé de ses compagnons, le ficeler, puis l’enfermer dans un coffre et enfin, marcher toute la journée en portant le coffre.

Qu’apprend-on sur l’identité de Victor ?

C’est un prince, le fils du roi ! Les brigands espèrent ainsi faire payer une rançon à ce dernier.

Qu’en pense le prince ? Et quelle réaction ses propos provoquent-ils chez les ravisseurs ?

Il leur assure que le roi son père ne leur paiera jamais rien, argumentant que ce dernier souhaite qu’il apprenne à se débrouiller seul. Cela semble semer le doute dans l’esprit du putois, tandis que le sanglier s’éloigne en bougonnant.

Pendant qu’il parle, que fait Victor dans le coffre ?

Il se détache ! Puis donne un coup de pied dans la paroi.

Comment réagissent les brigands ?

Le sanglier explose et exige le silence, tandis que le putois est projeté en arrière par la puissance du cri. Puis ils ouvrent le coffre et menacent de réduire le prince en purée. On aperçoit alors la tête et les yeux de Victor qui dépassent du coffre.

Quel est ensuite leur sujet de discorde ?

Ils se disputent pour savoir qui demandera la rançon au roi.

Quelle est l’attitude de Victor ?

Il se moque ouvertement d’eux, allant jusqu’à leur proposer de s’en charger lui-même !

Les brigands le comprennent-ils ?

Le putois semble s’en douter, mais le sanglier, toujours affamé, préfère accabler son compère parce qu’il a privilégié le kidnapping plutôt que le repas.

Que répond notre putois ?

Il écrase le pied du sanglier, le qualifie d’idiot, en assurant que son idée était très bonne.

Puis le sanglier ?

Il répond par un puissant coup sur le crâne du putois.

Et c’est la bagarre ! Les enfants peuvent-ils décrire la scène ?

Le putois saute pour donner un coup de poing dans le groin du sanglier, ce dernier lui assène un coup de pied qui le fait virevolter. Et enfin, le sanglier soulève le coffre et le balance à la figure du sanglier.

Mais d’ailleurs, pourquoi le coffre est-il soudain si léger ?

Le malicieux Victor a profité de cette bagarre pour sortir du coffre et s’échapper avec sa couronne, et laisser les deux affreux dans la forêt !

Où Victor se rend-il et qui l’y accueille ?

Il rejoint le château, où ses parents et mais aussi ses amis l’attendent. On reconnaît l’écureuil et le hérisson qui l’accompagnaient dans le carrosse lorsqu’il a été kidnappé. On aperçoit également deux lapins qui jouent solennellement de la trompette, comme celui de l’illustration de couverture.

Quel cadeau offre le roi à son fils et pourquoi ?

Il lui offre son plus beau cheval, pour repartir à l’aventure quand il le souhaitera. Il témoigne ainsi sa confiance à son fils.

Que chuchote la reine à son fils et comment l’appelle-t-elle ?

Qu’elle s’est inquiétée pour lui… et elle l’appelle « mon trésor ».

Comment réagit le prince et pourquoi ?

Il s’offusque et lui demande de ne plus l’appeler comme cela, car c’est le surnom que lui ont donné les ravisseurs quand il était prisonnier du coffre. Puis il monte sur son cheval et s’éloigne.

Quelle ambiance règne au château ?

Les amis de Victor et le roi semblent joyeux, tandis que la reine et les lapins musiciens semblent étonnés par sa réaction.

Que voit-on sur la dernière double-page ?

Victor et ses amis sur son cheval qui se cabre. Tous semblent heureux d’être ensemble. Au loin et de dos, les deux brigands s’éloignent côte à côte avec tout leur attirail.

Avant la
lecture

Laisser les enfants observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Puis les laisser émettre des suppositions : qui sont les personnages ? Que font-ils ? Quelle est leur attitude ? (On devine que les deux personnages qui portent un coffre sont nos deux brigands : il s’agit d’un sanglier et d’un putois. Le sanglier porte une faucille et un lance-pierre à la ceinture, tandis que le putois est seulement muni d’une gourde. On devine que ce coffre constitue leur dernier larcin ; le sanglier semble sur ses gardes, il regarde derrière lui, comme pour s’assurer qu’ils ne sont pas suivis. Le putois, lui, est placé à l’avant et semble déterminé, comme s’il dirigeait les opérations.) Quel objet fournit un indice important aux lecteurs ? (La couronne, suspendue au bout de la fourche, donne une indication sur le contenu du coffre : ils ont kidnappé un membre de la famille royale ! On peut tenter de faire deviner aux enfants qu’il s’agit du prince Victor évoqué dans le titre, et les laisser observer la quatrième de couverture, où apparaissent d’ailleurs cette fourche et cette couronne.) Quel troisième personnage voit-on ? (Un lapin, qui semble observer la scène d’en haut, et joue de la trompette de manière officielle, comme c’est parfois le cas dans les représentations de cour royale.)

Grâce à son courage, son intelligence et sa malice – des qualités qui deviendront ses armes pour se sortir d’une situation difficile–, le jeune prince Victor va réussir à mettre seul en déroute deux brigands a priori effrayants. Cette histoire, constituée de saynètes aussi drôles que riches en rebondissements, voit par la même occasion notre jeune héros faire la fierté de ses parents et constitue ainsi un exemple très positif pour les jeunes lecteurs. Les illustrations à la gouache et aux couleurs vives, comme les onomatopées, contribuent à donner du rythme au récit.

L'auteure

Juliette Vallery est rédactrice en chef du magazine J’apprends à lire chez Milan et travaille aussi pour le magazine Histoires pour les petits. Elle a écrit plusieurs albums et romans jeunesse publiés chez des éditeurs de référence (Actes Sud Junior, Milan, L’Élan Vert). Elle traduit également des ouvrages de l’anglais et de l’italien.

L'illustratrice

Après une maîtrise d’histoire sur la symbolique des fêtes commémoratives, Magali Bardos se dirige vers une voie artistique. Elle obtient un diplôme en scénographie et illustration à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Depuis 2000, elle se consacre à l’illustration. Son travail a été publié par de nombreux éditeurs (L’école des loisirs, Actes Sud Junior, Le Rouergue) et dans la presse.

Mots/
expressions qui peuvent poser problème 

« enquiquineur », « campement », « brigand », « à la ronde », « carrosse », « gosse », « moucheron », « bougonner », « chanter le même refrain », « sortir des jupes de sa maman », « rançon », « marmot », « trimballer », « œil au beurre noir », « prendre la poudre d’escampette ».