Public

Cycle I (à partir de 3 ans)

Thèmes

Jardin secret, sécurité, famille, enfance, imagination

Résumé

Toute la famille vaque à ses occupations : Maman coud, le chien et le chat dorment… mais le petit garçon s’ennuie. Muni de ses bottes jaunes, de son sac à dos et de son doudou, il décide de se rendre dans son petit jardin secret : son toboggan, tout bleu, tout beau, pour s’y cacher ! Il s’y sent bien, mais pas autant que dans les bras de sa maman qui vient finalement le chercher.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- De nombreux animaux apparaissent au fil des illustrations, parfois sous forme d’objets. Les enfants peuvent-ils les relever ? (Chaussons ours, ours en peluche, chat, chat dans la télévision, doudou renard, doudou vache, poissons rouges, chaussons chien, chien, sac à dos canard, boîte à goûter poussin, moutons, lapins, coussins tigre, poissons en papier, chouette, oiseaux.)

- Qu’il soit réel ou imaginaire, les enfants peuvent-ils représenter par un dessin détaillé – aux crayons de couleur, comme Audrey Calleja – un endroit à eux, où il se sentent bien, comme le petit garçon de l’histoire dans son toboggan ?

- On peut lancer une discussion : les enfants aiment-ils les journées pluvieuses ? Pourquoi ? Quelles activités aiment-ils faire dans ce cas ? On peut leur proposer de nouveaux jeux à faire en intérieur quand il pleut et pourquoi pas les tester ! Par exemple, organiser une chasse au trésor, créer un bowling avec des bouteilles d’eau et une balle, construire une cabane ou une tente et s’y réfugier pour se raconter des histoires, etc.

- Lorsqu’on évoque la pluie, on pense souvent aux arcs-en-ciel que l’on observe ensuite. Ce phénomène intéresse en général beaucoup les enfants. On peut leur fournir quelques explications à ce sujet et leur proposer d’en créer un. Par exemple, ce modèle de nuage arc-en-ciel est joli et très simple à réaliser.

Le Toboggan

Compréhension du texte

Qui apparaît sur la première double-page ?
L’enfant de la couverture. Il s’agit apparemment d’un petit garçon. On voit aussi son chat, assis sur un livre ouvert.

Que fait l’enfant ?

Il est assis sur l’accoudoir d’un fauteuil, les jambes repliées et regarde la pluie tomber par la fenêtre.

Quel personnage de l’illustration de couverture retrouve-t-on également ?

Son ours en peluche rose, allongé près de lui, qui le regarde en souriant.

Sur l’illustration suivante, quels personnages sont présentés ?

Le frère et la sœur du petit garçon.

Que font-ils ? Sont-ils seuls ?
Ils regardent la télé. Ils ont chacun leur doudou (une vache pour le garçon et un renard pour la fillette.)

Qui raconte cette histoire ?

Le petit garçon, le personnage principal.

De qui nous parle-t-il ensuite ?

De sa maman.

Que fait-elle et dans quelle pièce ?

Elle coud dans sa chambre. Elle semble recoudre trois gros ours en peluche.

Quel motif est omniprésent dans la pièce ?

On voit de nombreuses fleurs.

Sur l’illustration suivante, quel nouveau personnage apparaît ? Que fait-il ?

Le chien. Il dort et le chat dort sur son dos.

Que fait le garçon et quel élément visuel vient nous le confirmer ? Qu’est-ce que cela signifie ?

Il tourne en rond et des cercles en pointillés sur le sol l’indiquent, cela signifie qu’il s’ennuie.

Quel élément du décor nous indique que le garçon se trouve toujours dans le salon ?

Les motifs géométriques du papier peint sont identiques à ceux de la première double-page.

Quel autre élément nous rappelle également la première double-page ?

L’ours en peluche rose qui regarde le garçon en souriant.

Que décide ensuite de faire le garçon ?

Il décide d’aller enfiler ses bottes jaunes qu’il aperçoit dans le couloir.

De quels objets se munit-il ?

Son sac, son doudou, un goûter et sa lampe de poche.

À qui peuvent appartenir toutes ces paires de chaussures ?

On devine que les chaussures à talon sont à sa mère, que les grands mocassins sont à son père, celles de taille moyenne à son frère et les plus petites à sa sœur.

Où le petit garçon part-il à l’aventure page suivante ?

Sur la petite colline située derrière sa maison.

Que n’oublie-t-il pas de faire avant de sortir ?

Il enfile son manteau à capuche, car il pleut toujours.

Que remarque-t-on sur les trois collines de l’illustration ?

Elles ont des yeux et une bouche et présentent des expressions différentes.

Combien de sorte de fleur et d’arbre présente le paysage ?

Une seule de chaque.

Quels éléments nouveaux apparaissent sur la double-page suivante ?

Le toboggan ! On voit également des lapins et des moutons. Ces derniers sont presque transparents et se confondent avec la couleur du sol, comme les arbres et les collines.

Où se trouve le garçon sur l’illustration suivante ? Quelle est son expression ?

Il est à l’intérieur du toboggan et il semble très heureux !

Les enfants peuvent-ils décrire l’intérieur ?

Il y a des coussins, une valise, un tabouret, une couronne, des poissons en papier, une boule avec un arbre à l’intérieur et un tapis.

Comment le garçon définit-il le toboggan ?

Comme une cachette parfaite : sa maison à lui, son château.

Que peut-on en déduire ?

Il est le seul à venir se réfugier ici.

Comment s’y sent-il ?

Il s’y sent bien.

Comment s’occupe-t-il par cette journée pluvieuse à l’intérieur du toboggan ?

Il écoute la musique que crée le bruit des gouttes. Il s’imagine seul au monde.

Que fait-il sur l’illustration ?

Il joue avec un robot télécommandé.

Quel objet vient nous confirmer que le toboggan s’apparente bien à son château ?

Il porte sa couronne sur la tête, comme un roi.

Que remarque-t-on à propos de la boule à neige présente sur l’illustration de la double-page précédente ?

Elle est vide ! L’arbre qui s’y trouvait est sorti ; il est désormais de taille normale et se trouve derrière le garçon.

Que fait le doudou pendant ce temps ?

Il semble flotter sur un poisson en papier. Et en tient un autre dans sa patte.

Quels personnages déjà connus retrouve-t-on sur la double-page suivante ?

Le robot, mais il est géant ! Le garçon lui tient la main. On voit le doudou dans différentes postures : assis sur un champignon géant, déguisé, allongé, qui court avec un cerf-volant.

Y a-t-il de nouveaux personnages ?

Oui ! Une chouette au regard perçant, deux oiseaux et de petits animaux au corps constitué d’une étoile.

Tous ces éléments sont-ils réels ?

Non, ils sont issus des histoires que se raconte l’enfant.

À part inventer des histoires, que fait-il pour s’occuper ?

Il chante à tue-tête.

Qu’a pris le garçon dans son sac à dos ?

Un gâteau au chocolat qu’il tient dans sa main car il avait faim.

Quel événement vient soudain interrompre cette rêverie ?

Sa maman qui frappe à la porte.

Que veut-elle ?

Elle vient le chercher, car c’est l’heure de rentrer. (On a appris page précédente que la nuit commençait à tomber.)

Semble-t-elle fâchée ?

Pas du tout, elle arbore un beau sourire.

Que remarque-t-on sur l’illustration ?

Chaque objet a regagné sa place et sa taille d’origine. Cela indique le retour à la réalité. On note aussi que le garçon n’a pas mangé son gâteau.

Que fait ensuite la maman ?

Elle prend son fils et le doudou dans ses bras, puis le sac à dos de l’enfant sur son épaule. Et elle donne un baiser au petit garçon.

Comment se sent-il grâce à ce baiser ? Pourquoi ?

Comme le roi du monde. Même s’il apprécie de partir seul à l’aventure, l’amour et l’attention que lui porte sa maman le comblent de bonheur.

Qu’entend le garçon quand sa mère le prend dans ses bras ?

Les battements de son cœur.

Les collines au loin ont-elles changé ?

Elles n’ont plus de sourire ni d’yeux.

Avant la
lecture

Laisser les enfants observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Puis les laisser émettre des suppositions : quel personnage apparaît et que fait-il ? (On voit un enfant accroupi au sommet d’un toboggan bleu. Il tient un ours en peluche assis, comme si ce dernier s’apprêtait à s’élancer et glisser jusqu’en bas. L’enfant porte un manteau rouge à capuche et un sac à dos jaune.) Quelle est la particularité du toboggan ? (Il présente une porte ; on peut donc entrer à l’intérieur !) Les enfants ont-ils des idées sur ce qu’on pourrait trouver à l’intérieur ? (La quatrième de couverture donne de précieux indices à ce sujet : « un endroit secret », « ma maison », « mon château ». On peut laisser les enfants s’exprimer, puis éventuellement leur lire le petit texte ensuite.) Peuvent-ils décrire le paysage qui entoure le toboggan ? (Il présente peu d’éléments, quelques feuillages et fleurs. Les couleurs du ciel et de la terre sont douces et pastel.) Pourquoi ? (On peut imaginer que l’illustratrice a ainsi souhaité attirer le regard des lecteurs sur les personnages principaux de l’histoire : le toboggan, l’enfant et peut-être l’ours en peluche, car ils présentent, au contraire, tous les trois des couleurs vives.)

Le récit s’ouvre sur une journée de pluie et d’ennui, comme les enfants les redoutent parfois. Mais, grâce à son imagination et à son esprit d’initiative, notre petit héros va braver le mauvais temps, s’éloigner des membres de sa famille tous occupés, et réussir à s’évader le temps d’une belle aventure. Ce toboggan, situé sur une colline, derrière sa maison, va non seulement devenir le théâtre d’histoires et de jeux qui n’appartiennent qu’à lui, mais également un lieu rassurant, et permettre aux jeunes lecteurs de constater que l’on peut aussi trouver épanouissement et amusement dans la solitude. Les illustrations aux crayons de couleur et à l’aquarelle d’Audrey Calleja viennent délicatement souligner cette douce rêverie.

L'auteure

Après LouiseLa Disparition de ChouJ’aimeraisLa Sieste et Léni veut aller danser !, Stéphanie Demasse-Pottier signe avec Le Toboggan son sixième album aux Éditions de L’Étagère du bas. Bibliothécaire en section jeunesse dans la région parisienne, elle écrit en parallèle. Elle est publiée chez d’autres éditeurs jeunesse : Grasset, L’Agrume, Hélium, Sarbacane, De la Martinière Jeunesse, etc.

Mots/
expressions qui peuvent poser problème 

« tourner en rond », « ni une, ni deux », « parois », « à tue-tête ».

L'illustratrice

Née en 1982, Audrey Calleja est diplômée de l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne et vit à Lyon. Elle mélange des techniques variées et pimente ses illustrations au trait fin et poétique de papiers, tissus et autres matières à motifs géométriques et floraux collés, puis redessinés au gré de sa fantaisie. Elle collabore avec de nombreux éditeurs jeunesse et travaille également comme illustratrice pour la presse.