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Cycle I (à partir de 5 ans)

Thèmes

Sieste, imagination, rêve, évasion, réalité

Résumé

À l’heure de la sieste, le silence règne dans la maison. De petits bruits se font pourtant entendre et la couette se transforme en une barque qui vogue à travers le fleuve Amazone. Bercement, flottement, tout se mélange et se confond. S’agit-il d’un rêve ou de la réalité ?

La Sieste

Compréhension du texte

Qui apparaît sur la première double-page ?
Le singe que l’on voit sur la couverture du livre. Il marche, vient de monter un escalier pour sortir d’une pièce sombre et se diriger vers un endroit lumineux.

Qui apparaît ensuite ? Que fait le personnage ? Qui raconte cette histoire ?

L’héroïne du livre, qui est couchée dans son lit, sous sa couette. Elle s’est trouvée réveillée par un bruit. Elle a les yeux mi-clos. C’est elle la narratrice.

Que ressent-elle à ce moment-là ?

Une impression de confusion. Elle a perdu la notion du temps, ne sait plus où elle est, se sent « comme dans du coton ».

Quel bruit vient ensuite la faire sursauter ?
Un bruit derrière la fenêtre, provoqué par le vent qui souffle dans les arbres et résonne à l’intérieur.

Comment voit-on qu’elle a peur ?

Elle est cachée sous la couette, la tête sous son oreiller.

Qu’entend-elle à part le vent ? Quelle impression cela lui donne-t-il ?

Rien du tout. Le silence règne dans la maison. Elle a l’impression que toute sa famille a disparu, qu’elle est seule. L’illustration renforce d’ailleurs cette impression de vide autour d’elle.

Quel sentiment s’empare alors de notre héroïne ?

La peur. Celle de se lever et d’aller voir, « malgré sa curiosité ».

Que décide-t-elle de faire ?

Comme elle se sent encore fatiguée, elle referme les yeux.

À quoi compare-t-elle son lit et sa couette ?

À une barque bercée par le vent.

Quels animaux entend-elle, voit-elle ?

Des singes hurleurs, qui nous rappellent le petit singe du début du livre et de la couverture, et des caméléons.

On voit la fillette qui navigue sur une barque, des arbres, des animaux, mais quel élément nous indique qu’elle se trouve bien dans sa chambre ?

On voit la fenêtre au loin !

Où l’emmène sa barque ?

Sur le fleuve Amazone.

Quels animaux entend-elle ensuite ?

Des oiseaux qui chantent.

Et tout à coup, que se passe-t-il ?

Tout redevient calme.

Lorsqu’elle ouvre les yeux, est-ce le jour ou la nuit ?

Le jour. Le soleil brille à l’extérieur. On peut d’ailleurs noter que l’avant-dernière double-page est à la fois similaire et opposée à la deuxième du livre. Les couleurs sont inversées, la fillette est dans la même position mais, cette fois, elle sourit et a les yeux grands ouverts. On voit un arbre à l’extérieur.

Quelle différence y a-t-il avec son réveil précédent ? Et lorsqu’elle se lève ?

Cette fois, il y a du bruit dans la maison, elle n’a plus l’impression d’être seule. Elle sent l’odeur d’un gâteau qui cuit. On voit d’ailleurs un adulte dans la cuisine, qui regarde vers elle en souriant.

Que fait la fillette après son réveil ? Que constate-t-elle ?

Après son réveil, elle va à la fenêtre et aperçoit un arc-en-ciel. Elle se demande alors ce qu’il s’est réellement passé durant sa sieste.

Quel personnage de l’histoire retrouve-t-on sur la dernière page ?

Le petit singe ! Il est dans un fauteuil, en train de feuilleter un livre.

Avant la
lecture

Laisser les élèves observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Puis les laisser émettre des suppositions : qui sont les personnages ? (On voit une fillette : elle a les yeux fermés et elle sourit. Elle semble endormie mais également en mouvement. On ne parvient pas à distinguer si elle est allongée sur le côté ou debout. On ne voit pas de lit. Elle tient un petit singe sous son bras ; on peut penser que c’est son doudou.) Qu’évoquent les couleurs utilisées ? (Le bleu profond donne une impression d’obscurité avec laquelle la tenue et la chevelure de la petite fille viennent se confondre. Seul le blanc du visage, de la main de la petite fille et l’orange vif du singe contrastent avec cette ambiance douce et apaisante.)

En évoquant un rituel incontournable du quotidien des enfants, La Sieste se présente comme une invitation au repos et à la rêverie. Les frontières entre le jour et la nuit, le rêve et la réalité, disparaissent au profit d’une aventure extraordinaire qui vient stimuler les sens autant que l’imagination. Le blanc immaculé, le bleu profond et l’orange vif des illustrations réalisées au pochoir et à l’encre viennent servir le texte avec force et élégance.

L'auteure

Après LouiseLa Disparition de Chou et J’aimerais, Stéphanie Demasse-Pottier signe avec La Sieste son quatrième album aux éditions de L’Étagère du bas. Bibliothécaire en section jeunesse dans la région parisienne, elle écrit en parallèle. Elle est publiée chez d’autres éditeurs jeunesse : Grasset, L’Agrume, Hélium, Sarbacane, De La Martinière, etc.

L'illustratrice

Principalement formée en linogravure et en typographie à l’école Estienne, Marie Poirier consacre davantage son travail d’illustratrice à la littérature jeunesse et a été publiée dans plusieurs maisons d’édition dont Les Grandes Personnes et Dunod. Elle réalise aussi des illustrations pour « La maison est en carton ».

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- Les enfants peuvent-ils raconter le dernier rêve qu’ils ont fait, pendant la sieste ou la nuit ? Ils pourront également le représenter à l’aide d’un dessin ou d’un collage. S’ils ne s’en souviennent pas, à eux de l’inventer !

 

- On peut demander aux élèves de distinguer dans le texte les éléments qui appartiennent au domaine du rêve et ceux qui font partie de la réalité en les relevant.

 

- Dans cet album, la petite fille imagine que son lit devient une barque : en quel autre moyen de locomotion pourrait-il se transformer ? Et où pourrait-il l’emmener ? Les enfants pourront dessiner ce qu’ils ont imaginé, en utilisant seulement trois couleurs de leur choix, à la manière de Marie Poirier.

- Sur la dernière illustration, le petit singe, que l’on retrouve à différents moments du récit, apparaît lisant un livre : on peut y voir une mise en abyme. Il serait intéressant d’imaginer la même histoire du point de vue de ce personnage. Si cet exercice se révèle trop compliqué, les enfants peuvent imaginer tous ensemble l’histoire qu’il est en train de lire, à la manière d’un cadavre exquis. Ceux qui le souhaitent pourront illustrer le récit imaginé.

Mots/
expressions qui peuvent poser problème 

« grondement », « être dans du coton », « résonner », « caméléons », « globuleux », « brouhaha ».