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Cycle I (à partir de 3 ans)

Thèmes

Bricolage, relation père-fils, imagination, interdit

Résumé

Alphonse adore bricoler et son père l’autorise à utiliser la boîte à outils, à condition de ne pas toucher à la scie. Alphonse aimerait beaucoup que son père joue avec lui, mais il est occupé. C’est donc avec son chat Puzzle qu’Alphonse entame sa session de bricolage jusqu’à intriguer son père et ensemble, ils partageront un moment complice.

Jeux/activités
(à adapter en fonction de l’âge et de l’intérêt des enfants)

- L’auteure/illustratrice utilise plusieurs techniques dans cet album : les enfants peuvent-ils les distinguer ? Quels éléments sont des collages ? des dessins (aquarelle) ?

- Dans l’ensemble des illustrations, de nombreux éléments ont volontairement été laissés en blanc et contrastent avec d’autres éléments très colorés. En utilisant des photocopies couleur de certaines pages, on peut proposer aux élèves de colorier comme ils le souhaitent les éléments en blanc.

- À la manière de Gunilla Bergström, les enfants peuvent créer une illustration qui mélangerait plusieurs techniques. Pourquoi ne pas imaginer Alphonse (et son papa) dans un autre décor ? Par exemple, à l’école ou au marché. Ils peuvent aussi représenter Alphonse en train de bricoler une nouvelle invention !

- Il existe de nombreuses idées de bricolage et activités manuelles à réaliser avec de jeunes enfants. Pourquoi ne pas créer un hélicoptère miniature, qui rappellerait celui d’Alphonse ? Cette page indique comment réaliser un modèle très simplement à partir de boîtes d’œufs.

Bonne nuit,
Alphonse Aubert

Compréhension du texte

Qui apparaît sur la première double-page ?
Il s’agit d’Alphonse Aubert, le garçon de l’illustration de couverture ; il est âgé de 5 ans. Son papa est à droite.

Quelles sont les deux choses que préfère Alphonse ?

Quand les grands jouent avec lui et le placard, car la boîte à outils de son papa s’y trouve.

Pourquoi semble-t-il triste ou contrarié sur l’illustration ?

Car son papa lui interdit de se servir de cette dernière ; il pourrait se blesser avec la scie. On voit d’ailleurs le papa le doigt levé, qui le met en garde.

Que lui recommande son père à la place ?

De jouer avec Puzzle, son chat.

Pourquoi le père veut-il avoir la paix certains jours ?
Pour lire le journal ou regarder la télé.

Que fait Alphonse dans ces cas-là ?

Il profite de l’inattention de son père pour emprunter la fameuse boîte.

Quand Alphonse lui demande s’il peut l’emprunter ce jour-là, que répond le père ?

Il accepte, absorbé par sa lecture, mais lui demande de faire attention à la scie.

De quoi se munit Alphonse pour commencer à bricoler ?

Boîte à outils, planches lourdes, gros et petits clous, clé à molette, marteau, tournevis, mètre pliant… et scie.

On aperçoit le père qui lit en arrière-plan ; que rappelle-t-il à Alphonse ?

Qu’il n’a pas le droit d’utiliser la scie.

Comment Alphonse débute-t-il sa construction ?

En plantant quelques clous.

Le papa est-il inquiet ?

Certainement, car il lui répète de ne pas utiliser la scie.

Le garçon obéit-il ?

Oui, il n’utilise que le marteau.

Que décide de faire Alphonse quand il s’aperçoit qu’il manque de planches ?

Il décide d’utiliser le tabouret cassé.

Son père est-il d’accord ?

Oui, tant qu’il ne touche pas à la scie. Et Alphonse lui obéit.

De quel instrument a maintenant besoin Alphonse ?

Du mètre pliant, pour mesurer.

Quelle est la réponse du papa ?

Oui, mais il ne doit pas toucher à la scie. Et Alphonse s’exécute.

Tandis que sa construction prend forme, qu’arrive-t-il à Alphonse ?

Il tape sur son pouce avec le marteau et se fait mal, mais il ne dit rien.

Pourquoi ?

Peut-être par peur que son père ne lui confisque tous les outils.

Qui assiste calmement à la séance de bricolage ?

Puzzle, le chat d’Alphonse, qui fait tranquillement sa toilette.

Alphonse a du mal à enfoncer un clou qui se tord : de quel outil a-t-il alors besoin ?

D’une pince pour l’enlever.

Son papa est-il d’accord ?

Oui, tant qu’il ne s’approche pas de la scie.

Alphonse écoute-t-il ses recommandations ?

Oui ! Il enlève consciencieusement (on le voit concentré sur l’illustration) son clou tordu mais ne touche toujours pas à la scie.

À ce stade du récit, sait-on ce que construit Alphonse ?

Pas vraiment, on sait juste que c’est « bizarre ».

Lorsqu’il a fini et qu’il le signale à son père, ce dernier s’intéresse-t-il au résultat ?

Pas du tout ! Il dit que c’est beau sans prendre la peine de lever les yeux de son journal. Et il rappelle bien sûr à son fils de rester éloigné de la scie.

Pourquoi Alphonse lui obéit-il cette fois ?

Car il n’a pas le choix ! La scie est trop éloignée et il ne peut plus l’atteindre. Sur l’illustration, il semble avoir tellement cloué de planches qu’il s’est enfermé dans sa drôle de cabane et ne peut plus en sortir !

Lorsque l’imagination d’Alphonse prend le dessus, à quoi pense-t-il ?

Que sa cabane est un hélicoptère et qu’il survole la jungle de nuit à son bord.

Qu’aperçoit-il de là-haut ?

Des forêts étranges, des animaux incroyables : des éléphants, des tigres, des palmiers.

À ce propos, qu’est devenu Puzzle ?

Il s’est transformé en lion ! On le voit approcher des éléphants sur l’illustration.

Pendant ce temps, que fait Papa ?

Il s’assure qu’Alphonse ne touche toujours pas à la scie, sans lever les yeux de son journal.

Et cette fois, qu’en pense Alphonse ?

Il se dit qu’il va être obligé d’utiliser la scie pour sauver sa peau car il a atterri dans la jungle et le lion s’apprête à l’attaquer !

Quel sentiment ressent Alphonse ?

Il a peur. Il crie au secours.

Son papa s’affole-t-il en entendant cela ?

Pas le moins du monde ! Il lui répète inlassablement de ne pas utiliser la scie, tout en poursuivant sa lecture.

Que se passe-t-il quand le papa lève enfin les yeux de son journal ?

Il est tellement stupéfait qu’il en perd sa pipe ! Il demande à Alphonse quelle est cette drôle de construction dans laquelle il est coincé.

Et que répond naturellement notre Alphonse ?

Que c’est un hélicoptère, qu’il a atterri dans la jungle… et que son père va devoir lui passer la scie pour se libérer.

Le papa cède-t-il ?

Non, il persiste et répète que la scie est dangereuse.

Alphonse accepte-t-il cette décision ?

Pas vraiment, il répond malicieusement qu’on lion représente également un grand danger.

Que pense le papa de l’hélicoptère d’Alphonse ?

Il le trouve beau.

Et quel compromis le père propose-t-il enfin à son fils ?

Plutôt que d’utiliser la scie, le père propose à Alphonse de prendre place à ses côtés dans l’hélicoptère, et qu’ils s’envolent tous les deux loin du lion.

Que pense Alphonse de cette idée ?

Il est ravi, il adorerait que son père l’accompagne et joue avec lui.

Tandis qu’ils imaginent s’envoler très haut et qu’Alphonse pilote, qu’aperçoivent-ils en bas ? Les enfants peuvent-ils citer les éléments qui apparaissent sur l’illustration mais pas dans le texte ?

« Des bateaux, des voitures, des avions, des nuages. » Sur l’illustration, on voit aussi une ville au loin, des animaux, un personnage, un puits, un drapeau, des arbres, un pont, un camion, la mer.

Quel événement met fin au jeu/voyage ?

Le début du journal télévisé, que le père ne veut pas manquer. Alors Alphonse fait atterrir l’hélicoptère dans le salon.

Que fait alors Papa ?

Il descend de l’hélicoptère et déclare qu’il va aller chercher la scie pour délivrer son fils.

Que répond alors notre malicieux Alphonse ?

Il s’oppose à ce que son père utilise la scie, car il pourrait se faire mal !

Et que révèle-t-il alors ?

Qu’il n’était pas vraiment coincé ! On le voit d’ailleurs sortir de l’hélicoptère, le sourire aux lèvres, et le regard malicieux.

Pourquoi a-t-il fait croire cela à son père ?

Pour attirer son attention et que ce dernier passe du temps avec lui.

Est-ce la seule raison pour laquelle Alphonse est content ?

Il est aussi ravi d’avoir pu utiliser la boîte à outils.

Papa est-il fâché ?

Pas du tout, il rit ! Il reconnaît que son fils l’a bien eu, qu’il a été rusé.

Avant la
lecture

Laisser les enfants observer la couverture pour qu’ils repèrent les informations essentielles (titre, auteur, éditeur). Puis les laisser émettre des suppositions : quel personnage apparaît ? (Il s’agit du personnage principal de cette histoire : Alphonse Aubert !) Où est-il ? Qu’est-il en train de faire ? (Alphonse est en train de bricoler. Il se trouve à califourchon sur une construction en planches qu’il est en train de créer. Il tient un marteau dans une main, des clous dans l’autre.) Quelle expression lit-on sur son visage ? (Il a un regard en coin, un air malicieux, comme s’il s’apprêtait à faire une bêtise.) Que voit-on en arrière-plan ? (Un lion et de la végétation qui pourrait être la jungle.) À ce stade, il est difficile de deviner quelle aventure attend Alphonse, mais les enfants ont peut-être déjà des idées ? Le texte en quatrième de couverture vient indiquer qu’Alphonse est autorisé par son père à utiliser la caisse à outils… sauf la scie ! Qu’est-ce que cela laisse supposer ? Alphonse va peut-être tenter de contourner cet interdit ?

Cet album, qui raconte une nouvelle aventure du petit Alphonse Aubert – monument de la littérature jeunesse suédoise –, est le deuxième traduit en français et publié par les Éditions de L’Étagère du bas. Alphonse est cette fois déterminé à bricoler et à utiliser la boîte à outils de son papa pour cela ; grâce à sa malice et à son imagination, il va réussir à attirer l’attention de ce dernier – pourtant occupé à lire le journal – en réalisant une superbe construction et ainsi obtenir ce moment de complicité avec son père qu’il espérait tant. Les thèmes du bricolage et de la construction, très populaires auprès des enfants, séduiront par ailleurs les bricoleurs en herbe ! Les illustrations originales (qui réunissent collage et d’aquarelle) présentent un caractère délicieusement rétro et renforcent l’intemporalité de l’album.

L'auteure/
Illustratrice

D’origine suédoise, Gunilla Bergström est une scénariste, auteure et illustratrice très prisée dans le monde. Traduits dans plus de trente langues, ses livres connaissent un véritable succès, notamment la collection du nom de son personnage « Alfons Åberg » aux vingt-cinq titres. Le premier livre de la collection date de 1972 et, rien qu’en Suède, plus de 5 000 000 d’albums ont été imprimés. G. Bergström a été membre de l’Académie suédoise du livre pour enfants de 1997 à 2013. En 2019, elle a reçu la médaille d’or royale Litteris et Artibus pour ses grandes qualités.